On retrouve Innocent à 6h pour aller prendre des nouvelles de l’hippo sur Ngweshla. Sur la route, on croise les girafes et les zèbres à proximité du camp mais les autres animaux ne sont pas au rendez-vous aujourd’hui.

Au point d’eau, on retrouve l’hippo exactement au même endroit et dans la même position qu’hier. On est sûr de nous : cet hippo est mort, c’est pas possible autrement.

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Le ranger descend de la voiture pour s’approcher de la bête mais nous demande de rester éloigné. Ce qui était plutôt bien vu de sa part puisque l’hippo se relève subitement. Donc soit Innocent possède un pouvoir extraordinaire pour ressusciter les animaux, soit notre hippo est super vivant ! Et très contrarié qu’on vienne à son chevet puisqu’il part illico dans l’eau, comme n’importe quel hippo.

Nous, on est dépité. Déplacer un ranger de la brigade anti-braconnage pour un hippo qui dort, c’est la honte. Pourtant, à son retour, Innocent nous explique que l’animal n’est effectivement pas très en forme. Il ne sait pas dire s’il est blessé ou si quelque chose dans l’eau le dérange mais il a des marques à la bouche et la tête tombante. D’un côté, l’honneur est sauf, de l’autre, on ne peut pas faire grand chose pour lui venir en aide. Innocent ne peux que signaler le problème aux autorités du parc.

On fait une pause au camp de Ngweshla. Pendant que l’eau chauffe pour le café, nous montrons à Innocent quelques photos de Paris. Il semble particulièrement intéressé de savoir comment est la vie chez nous et nous sommes contents de pouvoir le lui montrer en image. Innocent est épaté par ce qu’il voit mais aussi par le netbook que nous utilisons. Du coup, on lui lance Google Earth pour qu’il s’amuse avec. Il trouve ça tout simplement épatant (il faut dire que nous aussi) et imagine ce que pourrait être son métier s’il était équipé avec de telles machines.

Il faut savoir que les rangers n’ont même pas de voitures pour sillonner le parc. Tout se fait à pied. Les campement sont rudimentaires et ils n’ont aucun moyen d’effectuer une surveillance réellement efficace. Pour autant leur savoir faire dans la brousse est remarquable !

On reprend la route. Très vite, on se retrouve nez à nez avec nos deux lions d’hier, toujours en phase d’accouplement. Innoncent nous fait remarquer que le mâle est blessé à la patte avant gauche et qu’il a quelques égratignures sur le visage. Ca date sans aucun doute de la nuit, ce lion nous paraissait tout à fait bien hier. Mais peut-on vraiment se fier à notre sens de l’analyse ? :)

Plus loin, on croise quelques babouins, deux chacals, des kudus en compagnie d’un beau mâle, un secrétaire et tout plein d’impalas.

Lorsque l’on revient sur la piste principale en direction de Kennedy, on apperçoit des vautours volant assez bas en cercle organisé. Innoncent nous explique qu’une proie doit se trouver dans les parages et que les vautours attendent leur part du gâteau. On trouve effectivement un lion en train de finir un impala juste en dessous des oiseaux.

On reste quelques instants à l’observer. Nous coupons le moteur mais Innoncent nous demande de le rallumer. Bizarrement, le lion est plus perturbé par notre voiture silencieuse (on l’a vu stopper net son repas) que par les ronflements du 4×4. Tout marche à l’envers dans ce coin de savane !

On revient sur Kennedy déposer Innocent et déjeuner. Comme je voudrais bien prendre des photos de Ngweshla au coucher du soleil, nous repartons dans cette direction en milieu d’après-midi. On bifurque à droite pour atteindre la forêt. Objectif : trouver un léopard. D’ailleurs, j’en serais un, je me serais surement installée ici, au milieu de tous ces arbres biscornus. On reste confiant.

On sillonne toutes les pistes à la fraicheur des arbres. On ausculte toutes les branches une à une, avec et sans jumelles. Mais y a pas un chat dans le coin si ce n’est quelques éléphants !

On poursuit au delà de Ngweshla, direction Jambile. Peu après le lion qui digère à l’ombre d’un buisson, on prend un chemin à droite au hazard.

On s’avance dans une savane un peu moins sympa, composé de mopanes assez ressérés. On sait que ce type de végétation est rarement très occupé, sauf peut être par les léopards (mais on sait aussi qu’on arrive jamais à les voir).

On continue un peu et on tombe sur un camp privé archi luxueux. On regarde au loin cette scène étonnante où les éléphants viennent boire dans leur bassin et on revient sur nos pas.

A 17h, nous voilà de retour à Ngweshla pour le coucher de soleil. Au point d’eau, l’hippo allergique à l’eau est revenu sur le bord et un éléphant est en train de boire. On s’approche un peu quand on apperçoit les petits lions et les 3 lionnes sortir des herbes pour s’installer sur la rive. Les lionceaux sont intrigués par l’hippo qui se remet finalement à l’eau.

Mais malheureusement, on est obligé de rentrer. Un dernier coucou au couple dont la femelle est étalée sur la route et on est de retour sur Kennedy.

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