Se faire vacciner de la tête au pied pour être au contact des chimpanzés

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Ce nouveau voyage en Afrique est placé sous le signe des primates puisque nous irons d’abord à la rencontre des gorilles, puis des chimpanzés dans des conditions de proximité extrême (main dans la main, quoi !).

Pour avoir le droit d’être en contact physique avec les chimpanzés à Ngamba Island, nous devons répondre à des exigences sanitaires drastiques qui demandent une certaine motivation pour être complètement réalisées.

Mais motivés, on l’est ! Surtout que la protection que nous mettons en place, tant pour les animaux que pour nous-même, servira aussi à minimiser le risque de transmission d’une maladie aux gorilles, bien que ce ne soit pas obligatoire, ni même recommandé (la seule contrainte étant de rester à plus de 7 mètres des grands singes).

Génétiquement très proche de l’homme, les primates sont particulièrement sensibles aux infections et à certains virus comme la rougeole et la tuberculose. Eux-mêmes sont parfois porteurs de virus comme la fièvre jaune et les hépatites.

Bref, pour eux, comme pour nous, il faut traiter la vaccination sérieusement.

Une visite chez le généraliste permet de faire le point et de renseigner la check-list qui nous été remise par le sanctuaire. Nous avions déjà nos vaccins contre la fièvre jaune (à faire pratiquer dans les centres des maladies tropicales des hôpitaux ou à l’Institut Pasteur par exemple), contre l’hépatite B, contre la typhoide et étions à jour des vaccinations traditionnelles (Polio et Tétanos notamment).

Une première difficulté est apparue concernant la grippe saisonnière et H1N1. A cette époque de l’année (printemps et été), les sérums ne sont plus disponibles dans aucune pharmacie. Nous avons dû nous rendre à l’Institut Pasteur où, par chance, 2 doses étaient encore stockées dans les frigo ! On apprendra par la suite qu’ils restent également disponibles dans les hôpitaux.

Seconde étape, effectuer une sérologie et un test pour détecter et confirmer nos immunités à la rougeole et à la tuberculose. Il faut savoir que le fait d’avoir eu ces maladies et/ou d’avoir été vacciné enfant n’est pas une garantie d’immunité. Et il nous est justement demandé de fournir la preuve de notre immunité.

Pour la tuberculose, l’injection d’un produit sous-cutané par un généraliste (tubertest) permet de déterminer la persistance d’une immunité due au vaccin que nous avons reçu plus jeune. Pour satisfaire à la demande du sanctuaire, le test doit être prononcé négatif (ce qui est le cas pour seulement l’un de nous 2 !).

Si le test se révève positif, il faudra prouver que vous n’êtes pas porteur de la maladie par une radio de la poitrine. Il est fort probable que les gens vaccinés se révèlent positifs au test et doivent aller jusque là (quand on vous dit qu’il faut être motivé !). Du coup, on est quand même passé à la radio tous les 2 pour fournir un maximum d’éléments.

Côté rougeole, une simple sérologie permet de déterminer si on est immunisé ou non. Si oui, il suffira de fournir les résultats de l’analyse. Dans le cas contraire, il faudra procéder à une nouvelle vaccination.

Passées ces 3 épreuves, il ne reste que des choses plus faciles. L’hépatite A et l’hépatite B se font administrer par son généraliste ainsi que la méningite 4 souches (protection contre les méningocoques du type A, C, W, Y) si on vous prescrit bien le MENVEO, seul disponible en pharmacie.

Tous ces vaccins sont également administrables dans les services des maladies infectieuses et tropicales des hôpitaux ou dans des instituts privés comme Pasteur. On conseille plutôt d’aller en hôpital, les produits y sont moins chers : 2,80€ pour la grippe à l’hôpital Saint-Antoine de Paris contre 15€ à Pasteur, 28€ la méningite contre 60€ à Pasteur et 77€ en pharmacie … On trouve aussi que le conseil des médecins en hôpital est de meilleure qualité et vous pourrez repartir avec toutes les ordonnances nécessaires contre le paludisme et les maladies des voyages traditonnelles.

Reste enfin à transmettre nos documents au sanctuaire de Ngamba afin de faire valider notre aptitude sanitaire à approcher les chimpanzés ! Sans oublier qu’un revirement de situation pourrait se produire une fois sur place, si nous présentions les signes d’un rhume ou d’un herpès … Ils se méritent ces chimpanzés !

2016-12-02T14:09:37+00:00

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