Les gnous bleus

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Le gnou se distingue des autres bovidés par sa morphologie tout à fait singulière, caractérisée par un nez plat, une barbe, et une fine crinière de poils noirs.

Alors que le gnou était autrefois très répandu dans toute l’Afrique, sa population se réduit aujourd’hui à des groupes confinés dans les parcs nationaux et les réserves. En Afrique australe, son aire de répartition se concentre essentiellement au Botswana bien que le gnou soit également présent en Namibie, en Afrique du Sud, au Zimbabwe, en Zambie et au Mozambique.

En Afrique de l’est, la population migratoire du Serengeti-Mara (Tanzanie et Kenya) compte près d’1,3 million d’animaux, soit 70% de la population mondiale.

Cette espèce se rencontre essentiellement dans des plaines d’herbes courtes avec de l’eau à disposition qui pourra combler ses besoins quasi-quotidiens. Le gnou est en effet un brouteur dépendant de l’eau bien qu’il soit aussi capable de survivre dans le Kalahari en se nourrissant de melons, de racines et de tubercules.

La recherche de meilleurs pâturages et de nouveaux points d’eau a conduit les gnous bleus à constituer de grands troupeaux migrateurs. Le plus connu, celui de l’écosystème du Serengeti-Mara, est aussi la plus grande concentration existante de mammifères terrestres. C’est dire qu’il y a du monde !

Moins connue, la population migratoire du Kalahari a subi un déclin dramatique au début des années 80, lorsque des barrières vétérinaires ont été placées sur sa route, privant les animaux d’eau et de nourriture à la période la plus sèche de l’année.

Cette façon de vivre est aussi pour les gnous un moyen d’occuper des territoires plus vastes et de réduire la prédation des grands carnivores. Mais tous les gnous ne migrent pas et peuvent former des petits troupeaux sédentaires.

Aujourd’hui, les gnous bleus ont une population stable mais sous surveillance, notamment au Serengeti où ils ont une influence importante sur l’ensemble de l’écosystème. A l’avenir, les gnous pourraient se sédentariser de plus en plus et ne résider que dans des aires protégées. L’activité humaine est une menace qui pèse sur l’espèce (clôtures, braconnage, construction de routes …) pouvant empêcher à terme le mouvement migratoire des animaux.

Les conseils du bestiologue pour observer gnous bleus

Le meilleur spot pour observer les gnous bleus et le phénomène impressionnant de la migration reste la Tanzanie et le Kenya. Mais voilà, vous ne serez pas les seuls spectateurs … Alors si les lignes de 4×4 ne vous tentent pas trop, rendez-vous plutôt au Botswana où se déroule de manière plus confidentielle la deuxième plus grande migration de zèbres et de gnous. Ca se passe entre le Central Kalahari et le Makgadikgadi au début de chaque année, à une période où le paysage désertique de la région laisse place à une végétation luxuriante.

Les meilleurs spots du bestiologue pour voir des gnous bleus Serengeti NP
Tanzanie

N’gorongoro
Tanzanie

Central Kalahari GR
Botswana
Les gnous bleus dans l’UICN Red List RL LC Préoccupation mineure : risque faible d’extinction La Liste rouge UICN des espèces menacées ™ est largement reconnu comme l’approche la plus complète et la plus globale pour évaluer l’état de conservation des espèces végétales et animales. Depuis ses débuts modestes, la Liste rouge de l’UICN a grandi en taille et en complexité et joue désormais un rôle croissant dans l’orientation des activités de conservation des gouvernements, des ONG et des institutions scientifiques.
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2017-06-22T15:45:59+00:00

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